La saison de neige en Aragon approche à grands pas, comme l’a annoncé Aramón, puisque les pistes des Pyrénées de Huesca ouvriront leurs portes « si les conditions météorologiques le permettent » ce 29 novembre. Tandis que celles de Teruel, Valdelinares et Javalambre ouvriront depuis le Puente de la Constitución. Avec cette prévision, les gîtes ruraux de Gúdar-Javalambre enregistrent une augmentation des réservations. Et pour ceux qui recherchent quelque chose de différent, de plus authentique et pour les grands groupes, il existe un lieu unique sur les pentes de la montagne.

Il s’agit du Refuge Rabadá Navarro, situé sur les pentes du Pico Javalambre, à 1 520 mètres d’altitude, au cœur de la Sierra de Javalambre.

Entouré d’un environnement naturel privilégié, ce refuge est un point de rencontre pour les alpinistes, les randonneurs et les amoureux de la nature qui cherchent à profiter de la tranquillité et de la beauté du paysage de Teruel. Son emplacement stratégique en fait un excellent point de départ pour des itinéraires à travers les montagnes, pour monter au sommet ou simplement pour se déconnecter dans un environnement montagnard authentique et accueillant.

Refuge Rabada Navarro

Et bien sûr, ce refuge ouvert par la Fédération aragonaise d’alpinisme est l’endroit idéal pour un week-end sur les pistes de ski de Javalambre, puisqu’il se trouve à seulement huit minutes en voiture de celles-ci.

Histoire de Rbadá et Navarro

Le nom du refuge rend hommage à deux alpinistes aragonais, Alberto Rabadá et Ernesto Navarro, décédés tragiquement dans les Alpes en 1963.

Alberto Rabadá (Saragosse, 1933) et Ernesto Navarro (Fuencalderas, 1934) furent deux des meilleurs alpinistes aragonais du XXe siècle. Au cours des quatre courtes années qu’a duré leur équipe, ils ont ouvert plusieurs nouvelles voies dans les Pyrénées et dans les Picos de Europa (au nord de Puro en 1960, éperon du Pico Gallinero et éperon de Firé dans les Mallos de Riglos en 1961, face ouest du Naranjo de Bulnes en 1962, Brujas del Tozal del Mallo en 1963…). Ils moururent d’épuisement et de froid le 15 août 1963, alors qu’ils tentaient l’exploit le plus difficile de leur époque, la face nord de l’Eiger dans les Alpes.

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