« Extrêmement stupide », c’est ce que ressent l’Autrichien Daniel Tschofenig après avoir été disqualifié des Jeux olympiques d’hiver de cette année. La raison : les bottes sont trop grandes, quatre millimètres plus grandes pour être exact.
L’équipement de saut à ski diffère de celui du ski alpin ou nordique traditionnel. Des règles et réglementations plus strictes sont mises en place pour garantir que l’équipement n’affecte pas les résultats de l’événement. La longueur maximale du ski d’un sauteur à ski est de 145 % de sa taille en fonction de son IMC. Les skieurs ayant un IMC inférieur doivent sauter avec des skis plus courts.
Dans ce cas, le point central sont les bottes de Tschofenig. Le saut à ski nécessite des chaussures spéciales conçues pour s’insérer dans la butée de la fixation. Le talon, cependant, n’est jamais verrouillé. Cela donne aux sauteurs la possibilité de manipuler leur talon et leur cheville pendant le décollage et l’atterrissage.

Le saut à ski est un sport où de petites marges peuvent faire une énorme différence dans les résultats. En sautant dans une chaussure plus grande, Tschofening a pu sauter avec un ski avec plus de surface devant ses pieds, lui permettant potentiellement de glisser plus loin.
Le sauteur à ski de 23 ans a remporté la Coupe du monde 2025 et espérait monter sur le podium cette année. Prédazzo. Tschofenig a déclaré: « J’ai utilisé des chaussures neuves à l’entraînement et, d’ailleurs, je n’étais pas très content, mais je les ai gardées. Malheureusement, j’étais naïf et je ne les ai pas mesurés. C’est extrêmement stupide de ma part, il y avait tellement de stress. Mais les règles sont les règles. »

Tschofenig s’est qualifié pour la finale, marquant un 137,7 lors de sa performance au premier tour. C’était certainement une pilule difficile à avaler pour l’athlète autrichien qui a sacrifié une grande partie de sa vie pour avoir une chance de participer aux Jeux olympiques.
Le CIO n’a pas publié de commentaire, mais la décision de disqualification sera maintenue. La disqualification de Tschofenig montre la position stricte du CIO concernant les modifications ou améliorations apportées à l’équipement des athlètes, même dans les situations où les athlètes ne sont pas conscients qu’ils enfreignent les règles. Lorsque le décompte des médailles est en jeu, le CIO doit faire tout ce qui est en son pouvoir pour garantir que les épreuves se terminent par des résultats équitables.
