La US Travel Association prévoit que les États-Unis accueilleront cinq millions de visiteurs internationaux de moins cette année. Une grande partie de ce déclin est due à une méfiance croissante et à un sentiment négatif à l’égard du pays, alimentés par les récentes actions du président Trump. La baisse du nombre de touristes – et des revenus qu’ils génèrent – pourrait avoir des effets dramatiques sur les villes des Rocheuses qui dépendent fortement des visites internationales.
À la suite de la mise en place de tarifs douaniers généralisés et de discours tels que les remarques du « 51e État », les Canadiens en particulier sont devenus de plus en plus réticents à voyager vers le sud. Le déclin des voyages transfrontaliers est particulièrement visible dans les stations de ski comme Whitefish, dans le Montana. Située à seulement quarante milles au sud de la frontière canadienne, la ville dépend fortement des visiteurs canadiens, avec environ un quart de ses touristes originaires du Grand Nord Blanc.

Alors que le dollar canadien était déjà faible et que les prix aux États-Unis continuaient d’augmenter, de nombreux Canadiens hésitaient déjà à voyager vers le sud. Les actions politiques récentes semblent avoir facilité la décision de rester chez soi pour les voisins du nord de l’Amérique. Depuis que les tarifs ont été adoptés en mars, le tourisme canadien à Whitefish a chuté de près de 25 pour cent, tandis que les dépenses canadiennes ont diminué de plus de 12 pour cent. Pour une petite ville bâtie autour du tourisme, des pertes de cette ampleur se répercutent rapidement sur les entreprises locales et sur l’économie en général. Les habitants espèrent que les visiteurs du Nord reviendront – ou qu’une augmentation des voyages intérieurs pourra aider à combler le vide – à l’approche de la période critique des fêtes.
