Les véhicules électriques (VE) étant de plus en plus populaires et moins chers, de plus en plus de personnes se tournent vers eux. Mais pour les skieurs, il y a une hésitation principale : rechargent-ils bien quand il fait froid ?
Un Canadien s’est posé la même question, alors il a testé l’efficacité d’un Supercharger pour sa Tesla Model Y par temps extrêmement froid. Voici ce que le populaire YouTuber Tesla Camping Canada a trouvé.
Préconditionnement de la batterie
La première chose qu’il a découvert, c’est que pour recevoir de l’électricité, la batterie de la voiture devait se préconditionner selon un processus qui consomme beaucoup d’énergie. Les batteries de voitures électriques utilisent un préconditionnement pour réchauffer ou refroidir la batterie à sa température optimale avant de la charger. Par temps extrêmement froid, la voiture devait déjà utiliser beaucoup d’énergie pour se préparer à la recharge.
Au cours de son trajet de 50 minutes jusqu’au Supercharger, la batterie a utilisé 11 % de sa charge pour se préconditionner avant d’atteindre le Supercharger, une énergie qui n’a pas été utilisée pour la conduite.
Le YouTuber a également constaté que, même après près d’une heure de préconditionnement, la batterie de son véhicule électrique ne parvenait toujours pas à se réchauffer suffisamment. Avec des températures tombant jusqu’à -35 °C pendant l’expérience, la batterie avait du mal à atteindre les vitesses de charge maximales.
Initialement, il chargeait presque à sa vitesse normale de 140 kW à 40 %, mais au fil du temps, cette vitesse a ralenti jusqu’à 110 kW. Pour aggraver les choses, l’utilisation du Supercharger était coûteuse, le conducteur dépensant 12 $ pour seulement 62 % de charge.
Il est ensuite passé à des chargeurs moins chers dans la région et a finalement terminé sa recharge.
Principales conclusions
Au final, il a dépensé 15,11 $ pour une charge complète, soit une moyenne de 0,36 $ par kilowatt sur les 32 minutes nécessaires. Sa vitesse de charge la plus rapide était de 140 kW par heure, directement après le préconditionnement. À titre de comparaison, les Tesla Model Y culminent à 225 kW par heure en utilisant un Supercharger.
Une Tesla Model Y se charge à 80 % en 25 à 30 minutes environ, sa charge de 32 minutes n’était donc pas trop loin. Mais le véritable point fort de toute l’expérience était le temps de préconditionnement. Par temps normal, conduire vers un Supercharger nécessite généralement une petite quantité d’énergie. Mais lors du test, la voiture a passé 50 minutes à chauffer la batterie, consommant 11 % de sa charge avant même d’être branchée. Même après le préconditionnement, la batterie a toujours connu des vitesses de charge plus lentes.
Dans l’ensemble, l’expérience montre que le froid extrême a l’effet le plus important sur le temps de charge, une grande quantité d’énergie étant consacrée au préconditionnement. Dans des conditions extrêmes, comme des températures de -35 C (-31 F), les impacts sont beaucoup plus importants que dans des conditions hivernales typiques.
Le froid et les voitures
Le temps froid tue toutes les voitures, pas seulement les véhicules électriques. Par grand froid, de nombreuses voitures (électriques ou non) peinent à démarrer. Dans les endroits où les températures descendent souvent en dessous de zéro, les conducteurs utilisent souvent une combinaison d’essence (ou de diesel) et d’additifs à base d’alcool juste pour garantir que le carburant ne gèle pas.
Pensez à une voiture comme à un humain. Lorsque vous avez froid, votre corps brûle une quantité importante d’énergie pour vous garder au chaud. Les voitures se comportent de la même manière : elles ont besoin de beaucoup d’énergie juste pour démarrer et fonctionner correctement.
En fin de compte, l’expérience montre que même si un froid extrême peut affecter considérablement la recharge des véhicules électriques, avec un peu de patience, ils finissent par se recharger. Pour les skieurs et planchistes qui envisagent d’utiliser des véhicules électriques, il est important de se rappeler à quel point les températures chutent, qui ne descendent généralement pas jusqu’à -35 °C. Mais à mesure que la technologie des véhicules électriques continue de s’améliorer, les performances par temps froid pourraient devenir moins problématiques.

