Rapport du 22 octobre 2025

Je suis arrivé à Ushuaia, en Argentine, via un trajet en bus de 11 heures depuis Punta Arenas, au Chili, il y a 2 jours.

La veille, nous avions fait le « bog slog » de 9 heures pour skier le Mont Tarn.

J’ai fait un jeûne de 24 heures dans le bus et c’était une horrible idée…

3,895′ Cerro Godoy

Ushuaïa

Terre de Feu

Argentine, Patagonie

Je me suis présenté faible, malade et affamé.

Ma première journée à Ushuaia a été ensoleillée, mais j'ai été détruit et j'ai pris une journée de repos.

Hier, je suis allé chercher ma ligne préférée ici, que l'on peut voir d'à peu près n'importe où en ville, et je l'ai un peu foiré.

La journée a commencé par des nuages, puis est devenue un peu ensoleillée, puis s'est à nouveau nuageuse lorsque j'ai atteint le sommet.

Il n'y avait tout simplement pas assez de soleil hier pour ramollir la neige.

C’était ferme, ondulé et parfois méchant.

La montée a été agréable dans une neige ferme qui permettait un bon cramponnage.

Une bonne neige pour cramponner est le contraire d’une bonne neige pour skier…

J'ai marché jusqu'au véritable sommet, j'ai regardé vers l'ouest et je n'ai vu aucune chance de soleil.

J'ai pris mon temps, j'ai bu la vue sur Ushuaia et le canal Beagle où Darwin avait navigué en 1833 et 1834.

Le canal porte le nom de son bateau.

Je suis arrivé et la neige était épouvantable.

J'ai regardé mes skis rebondir désespérément sur des têtes de poulet gelées, à la recherche d'un achat significatif.

J'espérais toujours que ma perte d'altitude apporterait une neige plus molle, mais j'étais un imbécile.

La neige s'est enfin ramollie après la chute sur le grand tablier, et j'ai senti mes muscles se détendre et ma posture se redresser.

Enfin, de la neige réactive.

J'ai accéléré, j'ai senti la neige bouger sous mes skis et ma lèvre s'est lentement courbée.

J'ai enlevé mes skis, j'ai marché sur des rochers et j'ai sauté sur le ravin enneigé qui m'a fait sortir du drainage directement au-dessus du ruisseau.

J'ai pris un nouveau chemin pour rentrer chez moi en empruntant la bicisenda (piste cyclable) et, heureusement, j'ai trouvé le ruisseau facile à traverser au niveau du parking.

On ne peut pas tous les gagner et c'est toujours agréable de se retrouver en montagne ici.

C'était la cinquième fois que je skiais dans cette chute et certainement les pires conditions jusqu'à présent, ha !

En route pour l’Antarctique la semaine prochaine…

Merci, Terre de Feu.

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