Une recherche menée par l’Université de Grenade (UGR) a analysé l’absence de réglementation publique spécifique en matière de sécurité dans les stations de ski espagnoles et a préconisé la création d’une norme spécifique pour ces stations d’hiver.

L’étude est signée par l’ancien skieur professionnel Reyes Santa Olalla, douze fois champion d’Espagne de bosse et coureur sur le circuit mondial de la discipline.

L’enquête a analysé l’activité des administrations visant à la sécurité dans la pratique des sports de neige dans les stations de ski du pays et a mis en évidence l’absence de réglementation publique spécifique dans ce type de centres.

Le directeur de la Chaire UGR de droit du sport, Ignacio Jiménez, a coordonné l’étude de Santa Olalla, qui travaille chez Cetursa, l’entreprise qui gère la Sierra Nevada.

Parmi ses conclusions, il ressort que le secteur, avec plus de 5,19 millions de jours de ski par saison et 35 stations dans tout le pays, manque de réglementation sur des aspects essentiels comme les règles de comportement sur les pistes, la figure des pistes ou le régime de sanctions pour les comportements à risque.

Actuellement, la sécurité sur les pistes repose sur des normes techniques non contraignantes, comme les règles de la Fédération Internationale de Ski (FIS) ou le règlement ATUDEM, ce qui génère une insécurité juridique et des résolutions judiciaires disparates en cas d’accident.

Santa Olalla – titulaire d’une licence en droit et d’un master en gestion du sport, d’un master en droit du sport et d’un master en sports de montagne – a étudié la fragmentation territoriale, puisque chaque communauté autonome aborde les saisons à partir de cadres réglementaires différents, et a analysé ce que font les autres pays.

L’enquête a proposé d’élaborer un projet de loi sur la sécurité des sports de neige, structuré et complet, qui propose la reconnaissance juridique de la station comme espace réglementé, un statut juridique pour l’utilisateur et le conducteur de trail, et des obligations claires pour les exploitants d’une station.

Selon Reyes Santa Olalla, une loi de ce type améliorerait la sécurité des utilisateurs, réduirait les litiges et assurerait la sécurité juridique, contribuant ainsi à un modèle de tourisme de neige plus durable, responsable et aligné sur les normes européennes.

L’ouvrage défend la nécessité d’évoluer vers des codes de conduite, des formations des utilisateurs et des modèles de gouvernance également alignés avec les engagements de l’Agenda 2030 et avec la réalité du sport de montagne au 21ème siècle.

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