L’État de Washington connaît de fortes pluies et des températures inhabituellement chaudes provoquées par une rivière atmosphérique. Pour les skieurs, la météo a causé un revers majeur : toutes les stations de l’État ont retardé leur ouverture, à la seule exception de Mission Ridge, qui prévoit de commencer ses activités le vendredi 12 décembre.
L’accès à Mission Ridge peut toutefois s’avérer difficile. De multiples glissements de terrain le long de l’US-2, juste à l’ouest de Leavenworth, ont forcé la fermeture de l’autoroute pour une durée indéterminée pendant que les équipes s’efforcent de dégager les débris. Le WSDOT a également fermé la I-90 en direction est du kilomètre 27 à 32, la circulation étant détournée sur les routes locales. Si ni l’US-2 ni l’I-90 ne rouvrent à temps, les skieurs de la région de Seattle se dirigeant vers Mission Ridge seront limités à ces itinéraires alternatifs.

Une autre complication est apparue près du sommet de Snoqualmie, où une section endommagée de la SR-906 juste à l’est de la station pourrait créer d’autres problèmes une fois les opérations commencées.
Le gouverneur Bob Ferguson a déclaré l’état d’urgence à l’échelle de l’État mercredi 10 décembre, alors que d’importantes inondations sont attendues dans tout l’État de Washington. Des ordres d’évacuation de niveau 3 « Go Now » ont été émis dans plusieurs communautés, notamment pour environ 100 000 habitants le long de la rivière Skagit.
Les prévisions indiquent que des conditions chaudes et humides persisteront jusqu’à mardi, date à laquelle les températures devraient baisser et la neige pourrait revenir sur les montagnes. Cependant, la pluie devrait continuer à basse altitude. Il est conseillé aux résidents des zones touchées de se tenir informés et d’être prêts à évacuer si nécessaire.
Washington est l’un des États des États-Unis les plus sujets aux glissements de terrain, ceux-ci causant des dizaines, voire des centaines de millions de dollars de dégâts chaque année. La combinaison de sols glaciaires instables, de terrains escarpés et de fréquentes tempêtes hivernales fait des glissements de terrain un risque récurrent, même s’ils peuvent se produire toute l’année. Même s’ils ne peuvent pas être entièrement évités, la cartographie et la surveillance continues des zones à haut risque contribuent à réduire leur impact.

