Reportage du 12 février 2026
Profond.
Il n’y a pas grand-chose d’autre à dire.
Oh, et danger d’avalanche 5/5 (extrême).
Il n’y avait presque personne dehors. Encore moins que la veille, et cette journée-là lui semblait déjà vide.
Notre plan était simple :
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Skiez exactement les mêmes lignes que la veille
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Évitez tout terrain présentant un risque aérien
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Gardez tout petit, contrôlé et gérable

Skier à nouveau sur les mêmes lignes, ça faisait du bien. Nous connaissions le terrain. Nous connaissions l’exposition. Nous savions où nous pouvions exister en toute sécurité.
J’ai commencé la journée avec mon nouvel ami Eric de Lyon.
C’était de la neige nucléaire. Plus dur que mercredi. Plus froid aussi. La neige collait moins aux lunettes, ce qui rendait tout plus facile.

Nous avons creusé une fosse, effectué des tests et confirmé les instabilités du manteau neigeux.
Nous pouvions voir nos anciennes traces.
Je suis passé, j’ai fait deux coupes de ski. Rien n’a bougé.
Je me suis engagé.

La neige était profonde, sèche et délicieuse.
Eric a suivi et nous sommes sortis de là.
De retour au sommet, j’ai décidé de tester une petite zone en entonnoir avec un potentiel d’avalanche légèrement plus élevé. Une coupure de ski a produit une mini-avalanche peu profonde qui s’est déplacée lentement et ne s’est pas propagée loin.
Cette zone skiait d’une profondeur absurde.

Nous avons continué à travailler la crête ainsi jusqu’à ce que nous ayons skié tout ce que nous avions skié la veille.
De l’autre côté de la chaise se trouvait une zone de divertissement que nous avions touchée précédemment, mais qui présentait un risque aérien. Nous l’avons complètement ignoré sans hésitation.
Dans l’après-midi, nous avons tenté une dernière descente depuis une chaise à proximité, mais honnêtement, le terrain n’était tout simplement pas assez raide. Nous avons dévalé la montagne comme du beurre fondu dans une poêle chaude.
Vers 13h30, nous avions terminé.
Nous étions entrés, sortis, nous étions déplacés avec précaution et nous avions tout fait correctement.
Tout le monde était content.
La neige était ridiculement épaisse et nous arborions tous des sourires dévoreurs de terre.

Nous avons abandonné alors que nous étions en avance, et cela nous semblait tout à fait juste.
L’hôtel Fahrenheit Seven était incroyablement gentil.
Même si nous étions partis avant 9 heures du matin, ils nous ont laissé utiliser le spa, siroter un thé, grignoter des noix, des baies de goji et des raisins secs, profiter du sauna, prendre une douche, réorganiser notre équipement, faire nos valises et même rencontrer le responsable marketing des 3 Vallées dans leurs locaux.
De là, nous sommes descendus jusqu’à Bourg-Saint-Maurice, au pied du domaine skiable des Arcs.
Notre plan pour le lendemain était de visiter le joyau secret : la station de ski de Sainte-Foy Tarentaise.
Merci, la France.
