Un Américain de 35 ans est décédé dans un accident de speed riding sur la face nord de l’Aiguille du Midi, en France, dans ce que les sauveteurs décrivent comme une perte de contrôle soudaine et catastrophique.
L’incident s’est produit peu avant 10 h 30, le dimanche 26 avril, lorsque des témoins ont tiré la sonnette d’alarme après avoir vu le skieur chuter. Selon le PGHM Chamonix, l’homme était parti d’un tronçon plat juste au-delà de l’arête de la face nord lorsqu’il a perdu le contrôle de sa voile, la petite aile de parapente utilisée dans le sport du speed riding.
Le Peloton de Gendarmerie de Haute Montagne (PGHM) de Chamonix est intervenu immédiatement en déployant un hélicoptère de sauvetage sur place. L’hélicoptère Choucas 74 a rapidement atteint la zone, mais les secours ont retrouvé la victime inconsciente à près de 1 000 mètres (3 280 pieds) en dessous de son point de départ. Il a été déclaré mort sur place.

Plusieurs amis de l’homme, présents sur place au moment de l’accident, sont restés en contact avec les équipes de secours pendant l’opération de recherche.
Les autorités ont déclaré que les circonstances exactes ayant conduit à cette chute restent floues. Bien qu’une perte de contrôle de la voile semble avoir déclenché l’accident, les secours en montagne ont noté que les conditions météorologiques de l’époque n’étaient pas considérées comme inhabituelles.
L’accident a une fois de plus attiré l’attention sur les risques inhérents au speed riding, une discipline qui combine le ski et le parapente et qui se pratique généralement sur des terrains escarpés de haute montagne. La face nord de l’Aiguille du Midi, notamment, est connue pour son exposition et sa difficulté technique, attirant des sportifs confirmés mais laissant peu de marge d’erreur.
Ce n’est pas le premier décès sur place. En mai 2025, un homme de 20 ans a également perdu la vie sur le même visage en faisant du speed riding.
L’Aiguille du Midi, culminant à 3 842 mètres (12 605 pieds), est un point de départ important pour les amateurs de sports extrêmes en raison de son accessibilité par téléphérique et de sa proximité avec des descentes techniques. Mais sa haute altitude, ses conditions météorologiques changeantes et son terrain exposé en ont longtemps fait l’une des régions les plus périlleuses du massif du Mont Blanc.
Les enquêtes sur le dernier accident sont en cours.

