Si vous partez dans les Alpes ce week-end de la Saint-Valentin, vous voudrez peut-être repenser vos projets hors-piste. Météo France a publié vendredi 13 février un communiqué spécial avalanches, avertissant d’un fort risque d’avalanche (4 sur 5) sur la majorité des Alpes françaises pour le samedi 14 février. Le niveau 4 est le niveau le plus élevé sur l’échelle européenne de danger d’avalanche pour les glissements accidentels déclenchés par l’homme.
Traduction : les conditions sont réunies et il ne faudra pas grand-chose pour déclencher quelque chose.
Là où le danger est le plus élevé
La note forte (4/5) s’applique à :
Haute Savoie
Savoie
Isère
Alpes du Sud
Bref, c’est répandu.
Que se passe-t-il?
Selon Météo-France, le manteau neigeux reste très instable au-dessus de 1 800 à 2 000 mètres (5 900 à 6 600 pieds). Les avalanches peuvent encore être facilement déclenchées par les skieurs, les planchistes et les alpinistes – et elles peuvent impliquer de très grandes quantités de neige.
Le coupable est un puissant combo :
C’est une recette classique pour les grosses avalanches de plaques. Même si le ciel s’éclaircit et que la fièvre de la poudreuse s’installe, le manteau neigeux n’a pas eu le temps de se stabiliser. Les accumulations de neige soufflée et les instabilités profondes restent très préoccupantes.

Que faire ce week-end
Une extrême prudence est recommandée pour toute activité de montagne en dehors des pistes de ski balisées et sécurisées.
Les autorités invitent les utilisateurs de l’arrière-pays à consulter les bulletins d’estimation des risques d’avalanche via la page montagne de Météo-France ou l’application mobile et à se renseigner localement auprès des professionnels de la montagne avant de partir.
N’oubliez pas : le niveau 4 ne signifie pas « impossible ». Cela signifie que des avalanches déclenchées par l’homme sont probables et que des avalanches naturelles restent possibles.
Vendredi, trois skieurs ont péri à Val d’Isère, en Savoie, portant à 22 le nombre de morts pour l’année. La moyenne annuelle sur 10 ans des décès par avalanche se situe à 21,6 pour l’année hydrologique, ce qui place cette année sur la voie d’être une année record malheureuse, étant donné que nous sommes encore à la mi-février et que les décès par avalanche peuvent survenir jusqu’en mai.

