L’Autrichien Stefan Brennsteiner a remporté la première victoire de sa carrière en Coupe du monde, vendredi 28 novembre, à Copper Mountain, Colorado, en tête d’un podium de vétéran devant Henrik Kristoffersen en deuxième position et Filip Zubčić en troisième. L’Autrichien de 34 ans a mieux que quiconque géré des conditions de plus en plus molles, couronnant une journée chaotique qui a vu 14 abandons, des problèmes de parcours tout au long et des bouleversements majeurs sur les deux parcours.

Run 1 : Peu de surprises sur neige molle
Ce fut une matinée difficile dès le départ. De nombreux skieurs ont eu du mal avec le tracé du parcours, notamment Marco Odermatt, fraîchement sorti d’une victoire en Super-G la veille, qui est sorti après avoir perdu sa carre intérieure dans la section médiane. Il était l’un des 13 athlètes qui n’ont pas réussi à terminer la première manche.
Les premiers partants ont brièvement occupé des positions stables : l’Autrichien Stefan Brennsteiner dans le dossard 1 a mené avec un temps de 1:13,27 minutes, suivi du Slovène Žan Kranjec en deuxième position et du Suisse Thomas Tumler en troisième. Henrik Kristoffersen s’est classé quatrième, Loïc Meillard cinquième, puis l’abandon d’Odermatt a modifié le rythme de la course.

Le Norvégien Lucas Braathen, parti septième, s’est hissé à la quatrième place, devançant son ancien coéquipier Kristoffersen à la cinquième place. D’autres mouvements ont suivi : l’Autrichien Raphael Haaser a grimpé à la sixième place avec le dossard 13, son coéquipier Patrick Feuerstein a terminé neuvième à partir du dossard 16, seulement pour que l’Allemand Anton Grammel (dossard 19) se retrouve huitième. À la fin de la première manche, l’Autriche dominait une fois de plus avec quatre skieurs dans le top 10, à l’image de sa solide performance de la veille, tandis que la Suisse n’en plaçait que deux dans le top 10 et se retrouvait sans Odermatt.
L’équipe américaine n’a placé qu’un seul skieur dans la deuxième manche : River Radamus, qui a commencé fort mais a perdu du temps à mi-parcours et dans le plat, terminant 14e. Aucun autre Américain ne s’est qualifié : Isaiah Nelson (35e), Patrick Kenney (37e), Ryder Sarchett (38e), George Steffey (47e), tandis que Bridger Gile a enregistré un DNF. Le Canada, quant à lui, a permis à Erik Read de se qualifier à la 26e place.
Run 2 : La hausse des températures crée un combat jusqu’à l’arrivée
L’Estonien Tormis Laine, qui s’est classé 30e, a donné le ton pour la deuxième manche avec un temps de 1:18.12, un indicateur précoce que le parcours ralentissait considérablement à mesure que les températures augmentaient. Run 2 est rapidement devenu une bataille de survie plutôt que de vitesse.
Radamus n’a pas pu améliorer sa position lors de la première manche, perdant encore du temps dans les sections médianes et inférieures et terminant finalement à la 15e place. L’Italien Alex Vinatzer a réalisé la deuxième manche la plus rapide de la journée avec un temps de 1:16,96 et a détenu la tête de six coureurs avant que le Croate Filip Zubčić, 18e après la première manche, ne produise une course agressive et offensive qui l’a placé solidement à la première place, compensant sa première manche quelque peu décevante.
Feuerstein, Schwarz, Grammel, Meillard et Haaser ont tous tenté mais n’ont pas réussi à renverser le Croate, chacun perdant un temps considérable à mesure que la section inférieure se détériorait. Avec cinq skieurs restants et un parcours qui se détériorait, il semblait de plus en plus improbable que quiconque puisse battre le record de Zubčić.
Kristoffersen a cependant prouvé que c’était encore possible. Avec 0,64 seconde d’avance sur le premier run, il en a conservé l’essentiel dès le début, mais a commis une erreur coûteuse dans la partie inférieure molle. Malgré cela, il a réussi à récupérer du temps dans les dernières portes, devançant Zubčić de 0,05 seconde. Kristoffersen était toujours penché à l’arrivée, essayant désespérément d’aspirer suffisamment d’oxygène pour traiter correctement ce qui venait de se passer.
Tous les regards étaient alors tournés vers son ancien coéquipier Braathen, avant-dernier skieur, mais il a commis des erreurs et s’est retrouvé bien en retrait, à 0,67 derrière Kristoffersen. Tumler a attaqué la moitié supérieure avec précision, avec une légère avance au début, mais la section inférieure s’est encore une fois révélée décisive et il a terminé à 0,63 de retard.
Kranjec, deuxième après la première manche, disposait d’un tampon important mais faisait face à un parcours complètement différent de celui qu’il avait skié plus tôt dans la journée. Il a tenu le temps jusqu’à mi-parcours, mais des erreurs dans la pente raide lui ont coûté cher, le ramenant à la cinquième place et garantissant à Zubčić un podium.
Dernier à sortir, Brennsteiner a commencé avec une avance de 0,80 seconde dès la première manche. Contrairement à presque tout le monde avant lui, il semblait complètement indifférent à la neige molle et aux ornières de la partie inférieure. Prolongant son avantage au-delà d’une seconde complète, il a produit une course fluide et calme qui a fait paraître la détérioration des conditions sans importance. Il a perdu un peu de temps à l’arrivée mais a tout de même dépassé 0,95 seconde devant Kristoffersen. Le joueur de 34 ans a poussé un rugissement géant à l’arrivée – sa toute première victoire en Coupe du monde, et celle qui fait de lui le quatrième plus vieux vainqueur masculin d’une course de Coupe du monde de l’histoire. Cela a également clôturé un week-end géant pour les hommes autrichiens, qui se sont désormais classés premier, deuxième et troisième sur les deux courses de Copper.
Dans une course définie par une neige molle, les vétérans Brennsteiner, 34 ans, Kristoffersen, 31 ans et Zubčić, 32 ans, ont montré que l’expérience comptait toujours en Coupe du monde. Et pour Brennsteiner, Copper Mountain est devenu le théâtre d’une percée tant attendue et bien méritée.

