L’Agence mondiale antidopage (AMA) a confirmé qu’elle surveillerait d’éventuelles violations liées à l’utilisation d’acide hyaluronique sur les organes génitaux des athlètes. Cet avertissement intervient après que des médias internationaux comme la BBC et Bild ont rapporté que plusieurs sauteurs à ski envisageraient de s’injecter cette substance dans leur pénis pour obtenir un avantage aérodynamique lors des Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina, qui débuteront bientôt.

Olivier Niggli, directeur général de l’AMA, a abordé le sujet en conférence de presse après l’avalanche de rumeurs sur les réseaux sociaux. « Je ne connais pas les détails du saut à ski ni comment on peut l’améliorer. Mais, vous savez, si quelque chose se révélait, nous l’examinerions. Si, vous savez, c’est vraiment lié au dopage. Nous n’utilisons pas d’autres moyens pour améliorer les performances. Mais vous savez, notre commission de liste enquêterait certainement pour savoir si cela entre dans cette catégorie. Mais je n’en ai pas entendu parler jusqu’à ce que vous en parliez », a déclaré le responsable suisse.

Bien que l’acide hyaluronique ne figure pas sur la liste des substances interdites dans le sport, son application dans cette discipline pourrait altérer les conditions de la compétition. La raison est simple : en augmentant la circonférence du pénis d’un à deux centimètres, la surface totale de la combinaison de sport augmenterait, ce qui améliorerait la capacité de glisse de l’athlète lors du saut.

L’importance de chaque centimètre en saut à ski

Sandro Pertile, directeur des courses de saut à ski masculin à la Fédération Internationale de Ski (FIS), a expliqué la pertinence de ce détail. « Chaque centimètre supplémentaire dans une combinaison compte. Si votre combinaison a une surface 5 % plus grande, vous volez plus loin », a déclaré l’Italien. Dans une discipline où les différences se mesurent en millimètres, tout avantage aérodynamique peut être décisif pour accéder au podium.

Réglementation en vigueur sur les combinaisons de compétition

La réglementation actuelle stipule que les sauteurs à ski doivent subir un scanner corporel 3D avant le début de chaque saison. Ces mesures sont effectuées uniquement dans des sous-vêtements élastiques et ajustés pour garantir la précision. Les combinaisons officielles doivent maintenir une tolérance de deux à quatre centimètres par rapport aux dimensions du corps de l’athlète. De plus, la hauteur de l’entrejambe est spécifiquement mesurée, elle doit correspondre à celle de l’athlète avec trois centimètres supplémentaires autorisés pour les hommes.

Un débat qui transcende le sport

Cette controverse soulève des questions sur les limites de l’amélioration des performances sportives et jusqu’où peuvent aller les athlètes en quête d’avantages compétitifs. Bien que la substance elle-même ne soit pas interdite, son utilisation à des fins de modification corporelle pour modifier l’équipement réglementaire tombe dans une zone grise que l’AMA devra analyser en profondeur si des cas sont confirmés. La polémique intervient à un moment délicat pour le mouvement olympique, qui cherche à préserver l’intégrité des compétitions.

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