Les Jeux olympiques d’hiver de 2030 en France ont enfin un plan confirmé des sites. Après des mois de conflits politiques, de candidatures concurrentes et d’incertitude sur le lieu où se dérouleraient plusieurs événements de renom, le comité exécutif du comité d’organisation d’Alpes 2030 (COJOP) a officiellement validé sa proposition de site vendredi 19 juin. Le plan sera maintenant présenté à la commission exécutive du Comité international olympique (CIO) avant un vote final du comité d’organisation plus tard ce mois-ci.
La plus grande question non résolue concernait le ski alpin et l’une des stations de ski les plus emblématiques du monde en est sortie victorieuse. Val d’Isère a été officiellement sélectionnée pour accueillir les épreuves de slalom et de slalom géant masculin et féminin aux Jeux olympiques d’hiver de 2030, mettant fin à des mois d’incertitude et repoussant un défi tardif de la station française rivale de Méribel. Les épreuves de vitesse masculines et féminines – super-G et descente – seront organisées à Courchevel, qui fait partie des 3 Vallées, la plus grande station de ski interconnectée au monde. Ensemble, les deux stations formeront la pièce maîtresse du ski alpin olympique en 2030.
Pour les amateurs de ski, Val d’Isère est l’un des sites les plus réputés de ce sport. La station a produit la légende française Jean-Claude Killy, qui a remporté les trois médailles d’or en ski alpin aux Jeux olympiques de Grenoble en 1968. Pour honorer le skieur français, les domaines skiables de Val d’Isère et de Tignes voisine sont interconnectés pour former L’Espace Killy. Plus récemment, Val d’Isère est devenue l’un des sites de Coupe du monde les plus respectés du calendrier, accueillant régulièrement des courses masculines et féminines sur l’exigeante Face de Bellevarde.
Le comité d’organisation a reconnu que Méribel restait un partenaire important dans le projet olympique mais a confirmé que Val d’Isère a finalement obtenu les épreuves techniques alpines.

Le plan de site récemment approuvé organise les Jeux en quatre groupes principaux répartis dans les Alpes françaises et au-delà. Le pôle haute-savoyard accueillera des épreuves nordiques, La Clusaz et Le Grand-Bornand accueillant des compétitions de ski de fond et de biathlon. Le cluster savoyard constituera le cœur alpin des Jeux, avec des épreuves de ski alpin réparties entre Val d’Isère et Courchevel, tandis que La Plagne accueillera les sports de glisse. Le cluster de Briançon dans les Hautes-Alpes accueillera des épreuves de ski freestyle et de snowboard. En attendant, la plupart des sports de glace en salle seront concentrés dans la ville de Lyon.
L’une des décisions les plus inhabituelles reste inchangée : les Jeux olympiques de patinage de vitesse auront lieu hors de France, au célèbre Thialf à Heerenveen, aux Pays-Bas. Plutôt que de construire un nouvel ovale coûteux de patinage de vitesse pour un événement de deux semaines, les organisateurs ont choisi d’utiliser l’une des installations existantes les plus performantes au monde.
Le plan des sites confirme également un changement majeur par rapport à la candidature olympique initiale. Les épreuves sur glace, notamment le patinage artistique, le curling, le short track et le hockey sur glace, devaient initialement avoir lieu à Nice. Cependant, l’opposition politique et les désaccords sur la construction de sites temporaires ont finalement fait dérailler ces plans. Au lieu de cela, Lyon accueillera désormais la majorité des compétitions sur glace en salle.
Cette décision crée également une incertitude autour de la cérémonie de clôture. Les organisateurs avaient initialement envisagé une cérémonie spectaculaire en plein air le long du célèbre front de mer de Nice. Des sites alternatifs sont actuellement explorés, notamment des sites dans les Alpes elles-mêmes.
Le plan du site paralympique proposé s’articule autour de trois emplacements. Courchevel accueillera des épreuves de ski para-alpin et de para snowboard, La Clusaz accueillera des compétitions nordiques et Lyon servira à nouveau de plaque tournante des sports de glace. Le plan du site paralympique doit encore être approuvé par le Comité international paralympique.
Bien que l’annonce de vendredi règle effectivement les principales batailles sur les sites, quelques obstacles formels subsistent. La commission exécutive du CIO examinera la proposition dans les prochains jours avant le vote de l’approbation finale par l’Assemblée générale d’Alpes 2030. Les communautés hôtes individuelles doivent également confirmer formellement leur participation, et les détails techniques restent à finaliser avec les différentes fédérations internationales. Pourtant, après près de deux ans d’incertitude, la situation générale est désormais claire.

