Reportage du 5 février 2026
Le deuxième jour à Serre Chevalier, en France, nous a permis de danser sous le soleil.
Jaane savait exactement quoi faire.
Il avait raison.
Nous nous sommes approchés de la chaise Cibout et l’avons trouvée vide.
Nous nous sommes glissés sur la première chaise et ne pouvions pas croire ce que nous voyions.

Personne. De la poudre fraîche partout. Ces remontées mécaniques avaient été fermées la veille à cause des intempéries, et maintenant le soleil était au rendez-vous, embrassant la neige intacte juste sous le fauteuil.
Cela semblait irréel.
Nous sommes passés directement sous l’ascenseur et avons laissé courir les skis.

La neige n’était pas profonde, mais c’était parfait. Lisse. Rapide. Sensible. Le genre de neige qui vous donne l’impression d’être un meilleur skieur que vous ne l’êtes.
De là, nous avons rassemblé notre courage et avons pris la chaise Yret plus haut, sur un terrain qui semblait sérieux.
C’était un véritable terrain de grande montagne. Exposé. Raide. Consécutif.

Nous ne savions pas exactement ce qui avait été contrôlé ou non, alors nous sommes restés humbles et avons avancé lentement.
Notre première descente s’est déroulée sur un grand tablier de poudreuse. Sûr. Grande ouverte. Beau.
La neige était exquise.

Lors de notre deuxième run, nous avons poussé un peu plus loin.
En tombant sur un terrain escarpé juste sous le télésiège, mon esprit avait du mal à comprendre ce qui se passait. Un terrain aussi beau, aussi raide, aussi exposé, accessible par un télésiège, semblait presque impossible.
Mon cerveau nord-américain ne pouvait pas le calculer.

C’était libérateur.
Nous avons heurté une autre chute. Étroit. Raide. Parfait.
Tout aussi sauvage que le premier.

À partir de là, Jaane a continué à nous conduire plus profondément.
Nous avons traversé. Nous avons fait nos valises. Nous avons chassé.
Nous avons trouvé de la poudre dans les arbres, sur les fronts de taille, dans les ravins et dans les poches cachées de toute la montagne.

Notre dernière course de la journée, vers 16 heures, était une course dans les arbres de 2 600 pieds de hauteur.
Assez raide pour que la neige coule naturellement par endroits pendant que nous skiions.
Nous huions. En riant. Pleinement vivant.

À la fin, j’étais détruit.
Complètement épuisé.
De retour à l’hôtel Serra Neva, je me suis effondré dans notre chambre penthouse pendant que les garçons se rendaient aux sources chaudes des Grands Bains du Monêtier.

Speedos obligatoires. Aucune exception.
Je suis resté en retrait, j’ai mangé, je me suis étiré et j’ai travaillé tard dans la nuit.
Nous avions créé tellement de contenu que Je ne pouvais même pas commencer à tout traiter.

Serre Chevalier est immense. Sauvage. Sous-estimé.
Cet endroit est à un autre niveau.
Merci, la France.
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