Voir cette publication sur Instagram
Une nouvelle ligne a été écrite dans l’histoire du ski-alpinisme canadien. Le 18 janvier 2026, skieur professionnel Christine Lustenberger— largement connu sous le nom de « Lusti » — avec des partenaires Brette Harrington et Gee Pierrel réalisé la toute première descente du glacier Nord le Mont Deltaform en Colombie-Britannique.
L’expédition s’est déroulée au cœur des Rocheuses canadiennes et a exigé un engagement complet mêlant endurance, escalade technique et ski exposé. Selon les détails partagés par Black Crows, le sponsor de Lusti, l’équipe a quitté le Lac Moraine début du sentier tôt le 17 janvier, transportant du matériel dans des toboggans sur 17 kilomètres à des températures aussi basses que –18°C (0°F). Des vents violents provoquèrent des embruns en cascade sur les murs environnants alors qu’ils se dirigeaient vers leur objectif, établissant finalement leur camp au plus profond des profondeurs. Vallée des Dix Pics.
Les conditions ont changé du jour au lendemain. Le matin, l’air calme a permis à l’équipe de commencer l’ascension du mont Deltaform via une série de rampes exposées menant à un système de couloirs. Près du sommet, là où la ligne se rétrécissait contre des bandes rocheuses, l’équipe a rencontré l’un des nœuds techniques du parcours : une aileron de neige pointue gardant l’accès au glacier suspendu au-dessus. Après avoir soigneusement traversé la nageoire, ils ont construit une ancre et sont descendus en rappel dans le glacier avant de gravir à pied la partie supérieure escarpée.
Depuis le sommet, la descente s’est déroulée par étapes. L’équipe a skié du haut vers le bas jusqu’au bord d’un sérac suspendu, puis a exécuté quatre rappels pour accéder au glacier inférieur. De là, ils ont pu enchaîner les virages à travers le glacier Nord et remonter la ligne jusqu’au camp, complétant ainsi une descente qui n’avait jamais été skiée auparavant.
Le North Glacier sur le mont Deltaform est rarement tenté, quel que soit le style, encore moins à ski. Son éloignement, son exposition aux dangers aériens et son terrain complexe en font un objectif alpin sérieux où les options de retraite sont limitées et l’engagement est total. Cette première descente réussie ajoute un autre chapitre important à l’héritage grandissant de Lustenberger dans le ski de grande montagne et de haute montagne, ainsi qu’à la réputation de Harrington et Pierrel comme étant parmi les skieurs-alpinistes les plus accomplis de leur génération. Cette réussite est une avancée continue du ski-alpinisme moderne vers des objectifs exploratoires : non seulement répéter des classiques connus, mais s’aventurer sur des terrains rarement parcourus où les cartes n’offrent guère plus que des suggestions et où le succès dépend de la patience, du partenariat et d’une prise de décision précise.
